Après la trêve au Liban, les Gazaouis, accaparés par leur survie, espèrent un cessez-le-feu sans y croire

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La guerre à Gaza : un deuxième hiver sous les bombes

Des femmes palestiniennes déplacées utilisent un chemin sec pour transporter de l’eau jusqu’à leur tente, après de fortes pluies au nord de Deir Al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 24 novembre 2024.

Fuyant l’offensive israélienne, Maisara Mukhaimar, chercheur au Centre national de recherche agronomique de l’Autorité palestinienne, a trouvé refuge sous une tente à Deir Al-Balah. Mais avec l’arrivée de l’hiver, les préparatifs d’un deuxième hiver de guerre occupent ses journées.

Les Gazaouis brûlent à présent les portes des maisons pour se chauffer. Et, avec la flambée des prix, la faim se répand. Vendredi 29 novembre, une femme et deux jeunes filles sont mortes dans une bousculade, devant une boulangerie de Deir Al-Balah.

Maisara Mukhaimar se réjouit du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, entré en vigueur le 27 novembre au Liban : « Je ne veux pas que d’autres vivent dans les mêmes conditions que nous. A Gaza, chaque jour, chaque heure, des gens meurent à cause de la guerre ou de la catastrophe humanitaire. Ce cessez-le-feu est une bonne chose, et j’espère que cela va arriver pour nous aussi. »

« Grande sympathie pour le Liban »

Les Gazaouis ont remarqué les concessions du Hezbollah. Le mouvement libanais, qui avait attaqué Israël le 8 octobre 2023, « en solidarité avec les Palestiniens », à la suite du massacre mené par le Hamas la veille en Israël, affirmait qu’il mettrait fin à son offensive lorsque l’Etat hébreu cesserait ses frappes meurtrières sur la bande de Gaza, qui ont fait plus de 44 000 victimes.

Mais le gouvernement israélien dirigé par Benyamin Nétanyahou est parvenu à forcer la main du Hezbollah en déconnectant les deux conflits. L’accord donne soixante jours au Hezbollah pour replier ses forces à une vingtaine de kilomètres de la frontière.

Le Monde

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