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TRIBUNE
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A l’occasion des Journées nationales de la réparation, du 18 au 20 octobre 2024, le professeur en géographie économique Sébastien Bourdin rappelle que si 81 % des Français ont une image positive de l’art de réparer, le passage à l’acte reste difficile.
par Sébastien Bourdin, professeur en géographie économique, titulaire de la chaire d’excellence européenne sur l’économie circulaire, Ecole de management de Normandie et Nicolas Jacquet, assistant de recherche, EM Normandie
La raréfaction des ressources et l’urgence climatique imposent de revoir notre modèle de consommation. La production de nouveaux objets repose sur l’extraction intensive de matières premières rares, avec des conséquences dramatiques : déforestation, pollution des sols, destruction d’écosystèmes. Réparer plutôt que remplacer s’impose comme un acte fort pour freiner cette course à l’épuisement des ressources.
En 2019, le monde a produit 53,6 millions de tonnes de déchets électroniques, dont seulement 17,4 % ont été recyclées correctement, le reste finissant en décharge (ONU, 2020). La réparation, en prolongeant la durée de vie des produits, réduit l’empreinte carbone. Mais réparer, c’est aussi un choix citoyen. Dans un système où la production est souvent délocalisée dans des pays à faible coût de main-d’œuvre, encourager la réparation locale, c’est soutenir l’emploi et l’économie de proximité. Un geste à la fois écologique et social, une résistance contre la surconsommation.
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Des bonus réparation sur l’électroménager et sur le textile
La France multiplie les initiatives pour rendre la réparation plus accessible. Depuis décembre 2022, le bonus réparation réduit les coûts pour les appareils électroménagers, suivi en 2023 d’un bonus similaire pour le textile. Condition : la réparation doit se faire hors garantie et par un réparateur labellisé QualiRépar. En moyenne, réparer un aspirateur coûte 122 euros. Grâce à l’augmentation du bonus, le coût pour le consommateur baisse à 80 euros, atteignant ainsi l’objectif initial du fonds réparation :
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