:quality(70):focal(888x672:898x682)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/5RQB7Z2SI5H7HOZ7W2UW7VSVS4.jpg)
Analyse
Article réservé aux abonnés
Vétéran de la politique nationale, le centriste, qui vient d’être nommé Premier ministre par Emmanuel Macron ce vendredi 13 décembre, a un bilan chargé vis-à-vis des formations dont il doit désormais s’attacher la bienveillance.
Au moins, pas la peine de faire les présentations : contrairement à la plupart de ses prédécesseurs immédiats à Matignon, le nouveau Premier ministre, François Bayrou, est une figure familière pour les dirigeants de la droite, de la gauche et du Rassemblement national, dont il sera désormais l’interlocuteur. Vis-à-vis des deux premières, dont il cherchera le soutien, l’inventaire est même particulièrement dense – à l’actif comme au passif.
Avec la gauche, un tango sans suites
Si personne à gauche ne s’enthousiasmera pour son arrivée à Matignon, François Bayrou n’est pas pour autant une personnalité repoussoir pour ce camp. En bas du baromètre des figures de droite les plus détestées par la gauche, il jouit de son image de défenseur de la proportionnelle, réclamée, notamment, par les écologistes. A gauche, on se souvient aussi que le Modem a défendu l’idée d’une taxe sur les superdividendes.
La gauche et le nouveau Premier ministre partagent par ailleurs une histoire commune. «Pour moi, le mot gauche n’est pas une injure», disait-il en 2009. En 2008, lors du congrès de Reims, une partie du PS
Leave a Comment