Ce que l’on sait de la libération d’un des suspects du meurtre de Leslie et Kevin

Ce que l’on sait de la libération d’un des suspects du meurtre de Leslie et Kevin

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Une erreur de mail et une indignation. L’un des cinq mis en examen dans l’enquête sur les meurtres de Kevin Trompat et Leslie Hoorelbeke, fin 2022 dans les Deux-Sèvres, a été libéré sous contrôle judiciaire en raison d’une erreur de procédure, a annoncé mardi 18 mars le parquet général de Poitiers.

Selon le Parisien, la libération de Nathan B., 24 ans, est la conséquence de l’envoi d’un mail à la mauvaise adresse. L’avocate du mis en examen, Orane Quénot, explique qu’«un débat a eu lieu devant le juge des libertés et de la détention le 21 février pour décider du renouvellement du mandat de dépôt de mon client. Or, je n’ai pas reçu de convocation et je n’ai donc pas pu y participer. Cette erreur administrative que j’ai soulevée et plaidée a entraîné la nullité de ce renouvellement. Depuis le 3 mars, date anniversaire de son mandat de dépôt, Nathan B. était donc détenu de manière irrégulière. Ceci entraîne sa libération immédiate dès ce mardi 18 mars». Concrètement, le tribunal a envoyé le mail à une adresse obsolète.

Nathan B. a donc été remis en liberté de manière «immédiate» par la chambre de l’instruction.

Nathan B. a été placé sous «un contrôle judiciaire strict», a précisé dans un communiqué la procureure générale Frédérique Porterie, qui dit étudier un pourvoi en cassation. Selon le quotidien la Nouvelle République, Nathan B. a l’obligation de résider en Charente-Maritime, avec pointage quotidien à la gendarmerie. Si l’avocate de Nathan B. a salué la «stricte application du code de procédure pénale», Me Orane Quénot a néanmoins fait part à un correspondant de l’AFP de son «extrême inquiétude» pour la sécurité de son client.

Ce dernier avait fait l’objet d’une agression en prison en avril 2024 par plusieurs autres détenus, avec huit jours d’ITT. Il avait déposé plainte. Ces violences sont intervenues après un appel lancé sur les réseaux sociaux par le père de Kevin, qui avait promis 100 000 euros à quiconque s’en prendrait aux suspects en prison. En juin 2023, Guy Trompat a été condamné à dix-huit mois d’emprisonnement, dont six avec sursis, pour «menaces de mort». «Il faudra que sa sécurité soit assurée», a prévenu mardi l’avocate générale à l’audience devant la chambre de l’instruction.

«La justice poitevine ne prend pas le temps d’entendre la famille de Leslie […] mais laisse filer l’un des auteurs présumés de ce crime particulièrement sordide», a déploré Me Lionel Béthune de Moro, avocat du père et de la belle-mère de Leslie. «C’est impensable, c’est monstrueux», a réagi la belle-mère sur TF1.

Dans ce dossier, seuls deux des cinq suspects restent placés en détention provisoire, dont Tom Trouillet, un ami des deux victimes qui logeait le couple le soir du drame. Kevin Trompat et Leslie Hoorelbeke avaient disparu en novembre 2022 à Prahecq (Deux-Sèvres). Les deux jeunes gens, victimes de multiples coups, ont été retrouvés morts en Charente-Maritime après trois mois d’enquête. Les mobiles des mis en cause, entre «déception sentimentale et dettes financières» d’après le parquet, seront au cœur du procès d’assises attendu l’an prochain.

Libération

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